Pitch, nits, IP : les 12 infos à vérifier sur la fiche technique d'un écran LED.
Deux devis pour un écran de vitrine, deux fiches techniques, deux prix qui n'ont rien à voir. Sur le papier, tout se ressemble : un pitch, une luminosité en nits, un indice IP, une durée de vie de 100 000 heures. Une fois l'écran posé, deux fiches presque identiques peuvent pourtant donner un résultat très différent.
Ce guide passe en revue les 12 informations à vérifier, ce que cache chacune et la question à poser à votre fournisseur. Il se termine par quatre tests simples à faire le jour de l'installation.

L'essentiel en 30 secondes
- Pitch : vérifiez la résolution réelle de l'écran en pixels, pas seulement le chiffre en millimètres.
- Nits : demandez la luminosité après calibrage, pas la valeur maximale.
- IP : l'indice de la face avant et celui de l'arrière ne sont pas toujours les mêmes.
- Le reste : rafraîchissement, type de LED, contrôleur, modules de rechange et garantie expliquent souvent les écarts de prix.
- À la réception : une photo au smartphone et quelques fonds unis suffisent à repérer la plupart des défauts.
1.Le pitch… et la résolution réelle de l'écran
Le pitch se choisit selon la distance de lecture. La règle et le tableau des distances sont dans notre guide LED ou LCD. Ce que la fiche dit moins, c'est la résolution réelle de l'écran : le nombre de pixels pour lequel il faudra créer le contenu.
Le calcul est simple : la largeur divisée par le pitch, la hauteur divisée par le pitch, dans la même unité. Un écran de 3 000 × 1 500 mm en P2.5 affiche 1 200 × 600 pixels. C'est bien moins qu'une vidéo Full HD de 1 920 × 1 080 pixels. Le même écran en P1.9 monte à environ 1 580 × 790 pixels.
Conséquence : une vidéo pensée pour un téléviseur sera recadrée ou déformée et un texte trop fin deviendra illisible. Le contenu se crée aux pixels exacts de l'écran. C'est ce que fait notre équipe contenu.
La question à poser
Quelle est la résolution en pixels de l'écran complet, aux dimensions proposées ?
2.La luminosité : maximale ou calibrée ?
Les besoins par emplacement (vitrine, hall, extérieur) sont détaillés dans notre guide LED ou LCD. Le piège est ailleurs : la valeur affichée est presque toujours la luminosité maximale, mesurée avant réglage.
Pour que toutes les dalles affichent exactement la même teinte, l'écran est calibré. Ce réglage aligne les modules sur une valeur commune, plus basse que le maximum. Certains fabricants indiquent d'ailleurs les deux chiffres sur leurs fiches : avant et après calibrage.
Il faut aussi garder de la marge. Une vitrine plein sud à Montpellier qui demande 4 000 nits en début d'après-midi sera mal servie par un écran annoncé à 4 000 nits maximum. Le soir, à l'inverse, la luminosité doit pouvoir baisser automatiquement.
La question à poser
Quelle est la luminosité après calibrage ? Et l'écran s'ajuste-t-il automatiquement à la lumière du jour ?
3.L'indice IP : à l'avant et à l'arrière
Le premier chiffre mesure la protection contre la poussière (de 0 à 6), le second contre l'eau (de 0 à 9). Un écran IP65 est étanche à la poussière et résiste aux jets d'eau. Un écran IP54 est protégé contre la poussière et les projections. Un écran IP67 supporte une immersion temporaire.
Le piège : une fiche peut annoncer IP65 alors que cette valeur ne concerne que la face avant. L'arrière est souvent moins protégé, en IP54 ou moins. C'est normal pour un écran posé derrière une vitrine ou adossé à un mur fermé. Ça ne l'est pas pour un totem exposé de tous côtés ou une façade battue par la pluie.
Sur le littoral (Sète, Palavas, Le Grau-du-Roi, Agde), l'indice IP ne suffit pas : l'air salin attaque les visseries et les châssis non traités. Le traitement anticorrosion se choisit avec le matériel, pas trois ans plus tard.
La question à poser
Quel est l'indice IP de la face avant ? Et celui de l'arrière ?
4.Le taux de rafraîchissement, en hertz
Une LED ne reste pas allumée en continu : elle clignote très vite pour régler sa luminosité. Le taux de rafraîchissement indique combien de fois par seconde. L'œil ne voit pas ce clignotement. Un smartphone ou une caméra, si.
À 1 920 Hz, l'écran peut déjà faire apparaître des bandes noires sur une photo ou une vidéo prise au téléphone. À 3 840 Hz, ce défaut disparaît dans la plupart des cas. C'est un bon repère pour une vitrine ou un hall que vos clients prennent en photo. Pour un écran filmé (conférence, événementiel, plateau de live), c'est un minimum.
Méfiez-vous des fourchettes du type « 1 000 à 3 840 Hz » : la valeur dépend du réglage de luminosité. C'est celle du réglage prévu chez vous qui compte.
La question à poser
Quel est le taux de rafraîchissement au réglage prévu ? Et peut-on filmer l'écran allumé avant de signer ?
5.L'échelle de gris, en bits
L'échelle de gris mesure le nombre de nuances que chaque LED sait afficher entre éteint et pleine puissance. Plus elle est élevée, plus les dégradés sont doux et plus les couleurs restent justes.
Elle compte surtout quand la luminosité baisse. Le soir, un écran réglé à 20 ou 30 % perd des nuances : les dégradés font des paliers, les teintes sombres virent. Votre rouge de marque peut ne plus être tout à fait le même.
14 bits est un bon niveau pour un écran d'intérieur ou de vitrine. C'est ce que nous installons sur nos écrans intérieurs sur mesure.
La question à poser
Quelle est l'échelle de gris ? Et comment se comporte l'écran à faible luminosité ?
6.Le type de LED : SMD, GOB ou COB
Trois technologies dominent le marché. Elles n'ont ni le même prix ni le même usage :
- SMD : la plus répandue. Chaque pixel est un petit composant soudé sur le module. Bon rendu, prix maîtrisé, réparable, mais sensible aux chocs.
- GOB : un module SMD recouvert d'une couche de résine. Il résiste aux chocs, aux doigts et à l'humidité. Indispensable dès que le public peut toucher l'écran : totem en zone de passage, hall, salle de sport, école.
- COB : les puces sont posées nues sur le circuit puis encapsulées d'un seul bloc. Surface très plate et robuste, image homogène en pitch très fin. C'est la plus chère et elle se répare par module entier.
Le piège : comparer un devis en SMD à un devis en COB comme s'il s'agissait du même produit. L'écart de prix est alors normal.
La question à poser
Quel type de LED est proposé ? Et l'écran sera-t-il à portée de main du public ?
7.L'angle de vision
C'est l'angle au-delà duquel l'image perd en luminosité ou en couleur. Le premier chiffre est horizontal, le second vertical.
Il compte pour une vitrine que les passants voient de biais en marchant sur le trottoir, pour un écran placé en hauteur ou pour un mur d'image dans un hall où l'on circule. Entre 140° et 160°, la différence se voit nettement sur les côtés.
Le bon réflexe : lors d'une démonstration, regardez l'écran de côté, pas seulement de face.
La question à poser
Quel est l'angle de vision horizontal ? Puis-je voir l'écran de biais avant de signer ?
8.La consommation : maximale ou moyenne
La valeur maximale correspond à un écran entièrement blanc à pleine luminosité. Elle sert à dimensionner l'alimentation électrique, pas à estimer votre facture.
La consommation moyenne est bien plus basse : souvent de l'ordre du tiers de la valeur maximale, parce que le contenu n'est jamais tout blanc et que la luminosité baisse le soir. Si la fiche n'en donne qu'une, c'est presque toujours la maximale.
Deux écrans de même taille peuvent consommer très différemment selon la qualité des LED et de l'électronique. Sur cinq ans d'exploitation, l'écart se voit.
La question à poser
Quelle est la consommation moyenne, pas seulement la maximale ? Et l'écran s'éteint-il automatiquement la nuit ?
9.Le contrôleur et le logiciel de diffusion
Derrière l'écran, un lecteur envoie le contenu et des cartes de réception le répartissent entre les dalles. Les marques les plus répandues sont NovaStar et Colorlight. Un système connu, c'est l'assurance de trouver des pièces et des techniciens dans cinq ans.
Côté logiciel, trois questions comptent. Se pilote-t-il depuis un navigateur, sans rien à installer ? Permet-il de programmer les contenus par jour et par heure ? Est-il inclus ou facturé en abonnement mensuel ?
Un logiciel offert à l'achat puis payant chaque mois change le coût réel de l'écran sur cinq ans.
La question à poser
Quelle marque de contrôleur ? Le logiciel est-il inclus, avec ou sans abonnement ?
10.Les modules de rechange
Les LED sont triées en lots selon leur teinte et leur luminosité. Un écran est fabriqué avec des modules du même lot. Un module de remplacement commandé deux ans plus tard, issu d'un autre lot, se verra : un carré légèrement plus rose ou plus clair au milieu de l'image.
La bonne pratique : prévoir dès la commande quelques modules de réserve du même lot. La réparation se fait alors en quelques minutes, sans différence visible.
Demandez aussi si l'écran se répare par l'avant ou par l'arrière. Un écran plaqué contre une vitrine ou un mur impose une maintenance par l'avant.
La question à poser
Des modules de réserve du même lot sont-ils prévus ? La maintenance se fait-elle par l'avant ?
11.La garantie et le service après-vente
La durée seule ne dit pas grand-chose. Quatre questions la complètent. La garantie couvre-t-elle les pièces et la main-d'œuvre ? L'intervention se fait-elle sur place ou faut-il démonter l'écran pour l'expédier ? Dans quel délai ? Qui intervient : l'installateur lui-même ou un prestataire à l'autre bout de la France ?
Une garantie longue avec retour en atelier peut laisser une vitrine noire plusieurs semaines. Une garantie plus courte assurée par une équipe locale vaut souvent mieux.
Même prudence sur la durée de vie. Les 100 000 heures annoncées correspondent en général au moment où la luminosité des LED tombe à la moitié de sa valeur d'origine. L'écran fonctionne toujours, il éclaire simplement moins.
Chez Visual Factory Digital, nos écrans sont garantis 2 ans pièces et main-d'œuvre. Notre équipe intervient depuis Montpellier.
La question à poser
La garantie couvre-t-elle pièces et main-d'œuvre sur site ? Qui intervient et dans quel délai ?
12.Ce que le devis ne dit pas toujours
Un écran LED ne se résume pas à des dalles. Avant de comparer deux prix, vérifiez que les deux devis incluent bien :
- La structure : cadre, fixations, reprise du mur si besoin. Un écran LED pèse couramment 25 à 45 kg par mètre carré. Dehors, elle doit aussi tenir face à la tramontane.
- L'alimentation électrique dédiée et le passage des câbles jusqu'au lecteur.
- Le dossier d'autorisation : visible depuis la rue, l'écran est une enseigne soumise à l'autorisation de la commune et au règlement local de publicité s'il existe.
- La programmation de l'extinction entre 1 h et 6 h quand l'activité est fermée : c'est une obligation.
- Le logiciel, sa prise en main et la formation de votre équipe.
- Le premier contenu : un écran livré sans rien à afficher reste noir.
Un devis plus bas qui n'inclut ni la structure ni le dossier d'autorisation finit rarement moins cher. Et si le budget est le frein, l'écran peut être financé en loyers mensuels.
La question à poser
Le devis inclut-il la structure, le raccordement, l'autorisation, le logiciel et le premier contenu ?
Quatre tests à faire le jour de l'installation
Une fois l'écran posé, quelques minutes suffisent pour vérifier l'essentiel. Pas besoin d'outil : un smartphone et le logiciel de diffusion font l'affaire.
1.Prenez l'écran en photo
Avec votre smartphone, sans zoom, en photo puis en vidéo. Des bandes noires horizontales trahissent un taux de rafraîchissement trop faible.
2.Affichez des fonds unis
Blanc, rouge, vert, bleu puis noir, en plein écran. Sur les couleurs, cherchez les pixels éteints et les carrés de teinte différente. Sur le noir, cherchez les pixels restés allumés.
3.Regardez l'écran de côté
Placez-vous le long du mur : la surface doit être parfaitement plane. Une dalle qui dépasse crée une ligne visible dès que la lumière arrive de biais.
4.Mesurez la surface affichée
C'est la surface lumineuse qui compte, pas le cadre. Elle doit correspondre aux dimensions du devis.
En résumé : ce qu'on vous annonce, ce que vous devez demander
| Information | Ce que la fiche annonce | Ce qu'il faut demander |
|---|---|---|
| Pitch | P2.5 | La résolution en pixels de l'écran complet |
| Luminosité | 5 000 nits | La valeur après calibrage |
| Indice IP | IP65 | L'indice de l'avant et celui de l'arrière |
| Rafraîchissement | 1 920 à 3 840 Hz | La valeur au réglage prévu |
| Échelle de gris | 14 bits | Le rendu à faible luminosité |
| Type de LED | SMD | SMD, GOB ou COB selon l'exposition aux chocs |
| Angle de vision | 160° | Une démonstration vue de biais |
| Consommation | Puissance maximale | La consommation moyenne |
| Contrôleur | Souvent absent | La marque et le coût du logiciel |
| Modules de rechange | Rarement cités | Des modules de réserve du même lot |
| Garantie | 2, 3 ou 5 ans | Pièces, main-d'œuvre, sur site, délai |
| Devis | Écran + installation | Structure, autorisation, logiciel, contenu |
Questions fréquentes
Comment lire la fiche technique d'un écran LED ?+
Commencez par les quatre chiffres qui décident du rendu : le pitch, à convertir en résolution réelle, la luminosité après calibrage, l'indice IP avant et arrière, le taux de rafraîchissement. Vérifiez ensuite le type de LED, le contrôleur, les modules de rechange et les conditions de garantie.
Comment calculer la résolution d'un écran LED ?+
Divisez la largeur et la hauteur de l'écran par le pitch, dans la même unité. Un écran de 3 000 × 1 500 mm en P2.5 affiche 1 200 × 600 pixels. C'est à cette résolution qu'il faut créer le contenu.
Quel taux de rafraîchissement choisir pour un écran LED ?+
3 840 Hz est un bon repère pour une vitrine, un hall ou un showroom : l'écran reste net sur les photos et vidéos prises au smartphone. Pour un écran filmé en conférence ou en événementiel, c'est un minimum.
Que signifie IP65 à l'avant et IP54 à l'arrière ?+
La face avant est étanche à la poussière et résiste aux jets d'eau. L'arrière est seulement protégé contre la poussière et les projections. Cela convient à un écran posé derrière une vitrine ou adossé à un mur, pas à un totem exposé de tous côtés.
Que veut dire une durée de vie de 100 000 heures ?+
En général, c'est le temps au bout duquel la luminosité des LED tombe à la moitié de sa valeur d'origine. L'écran fonctionne toujours mais éclaire moins. À 12 heures de diffusion par jour, cela représente plus de vingt ans.
Vous avez un projet ?
Décrivez-nous votre lieu et ce que vous voulez afficher : nous vous rappelons sous 48 h avec une première recommandation. Étude gratuite et sans engagement, à Montpellier, Nîmes, Béziers et dans toute l'Occitanie.
Demander une étude gratuite